vendredi 21 octobre 2016

Alice in Murderland #1 - Kaori Yuki

Résumé:
La famille Kuonji possède l’un des plus puissants groupes industriels au monde. 
Lors de la traditionnelle tea party mensuelle, qui rassemble ses 9 enfants, la patronne du groupe, Olga, annonce solennellement qu’il est temps pour celui qui héritera du groupe de se distinguer de ses frères et sœurs : « À partir de maintenant, j’aimerais que vous vous entre-tuiez. » 
En plein chaos, alors qu’elle est en train de perdre la raison, la quatrième fille, Stella, se transforme en une magnifique jeune fille blonde vêtue d’une robe bleue et d’un tablier blanc… !

Extrait :
« Alors, cher grand frère Sid, tu es prêt? Puisque tu as détruit ce à quoi Stella tenait plus que tout…. Tu ne t’opposeras pas au fait d’être détruit à ton tour? »


Informations sur le manga :
Titre du tome : Alice in Murderland
Date de sortie française : 1er juin 2016
Nombre de tomes : 5 ( en cours )
Numéro de tome : N°1
Auteure : Kaori Yuki
Prix : 7€20
Collection : Pika
Pages : 192
Appréciation : ★★★
Note : Il est difficile à noter mais ce sera un 14/20 pour moi.

Ma chronique :
Et je reviens aujourd'hui pour une chronique sur Alice au Pays des Merveilles! Si hier, j'avais posté mon avis sur le très bon et prometteur tome 1 de "Are You Alice?", je vous avais prévenue que le prochain serait à nouveau sur ce conte revisité, en étant complètement gaga.
Beaucoup de monde attendait avec impatience la sortie de cet opus. Je l'ai découvert grâce au classement effectué par Nautiljon, rassemblant les dix mangas les plus attendus par les lecteurs. Et il était tout naturellement en première position. Mon engouement s'est directement manifesté! Je trouvais la couverture magnifique. Et j'étais très intriguée par le fait que cela soit un shôjo mélangé à du sanguinaire. Le résumé me séduisait assez.
J'ai donc lu un extrait et en fus dubitative par la suite.

Comme le dit si bien le résumé, nous suivons la vie de Stella Kuonji. Héritière d'une nombreuse famille dirigeant le pays, elle est conviée avec ses frères et sœurs, comme à chaque fois, à une tea party. La jeune fille a également hâte de pouvoir célébrer l'anniversaire de son grand frère Zeno, dont elle est justement amoureuse. Typique des japonais. Or, lors de ce mad tea, la mère de famille annonce que le prochain qui prendra sa succession ne sera pas l'aîné : mais le gagnant d'un jeu macabre. Celui qui survivra à la tuerie fraternelle succèdera au pouvoir. Ils ont tous un an pour s'entre-déchirer dans les limites de la propriété. Et comme moyen de pression, la mère détient l'idéal. La personne auquel chaque adolescent tient le plus, l'invité de chacun à la tea party. Si ils n'accomplissent pas un meurtre ou une certaine mission avant le temps imparti, ils peuvent dire un au revoir définitif à leurs proches.

Il faut savoir que les espérances qui reposaient sur ce manga étaient en partie dus à la dessinatrice à succès Kaori Yuki. Je connaissais de nom son ancienne série mais je n'ai pas fait l'effort de mettre les pieds dans son univers car je n'étais tout simplement pas tentée et que j'avais nombre de lectures plus intéressantes à entreprendre à mon goût. Le charisme des dessins de l'auteure japonaise combiné au revisité de ce conte devaient produire un mélange explosif. Est-ce que cela a été le cas pour moi? En partie.

Je n'ai donc pas acheté le tome lors de sa sortie mais l'ai reçu en cadeau d'anniversaire. Naturellement j'étais plutôt contente et, bizarrement, c'est le premier volume de ma pile que j'ai sorti.

Kaori Yuki décrivait son univers comme complètement fou et déjanté. Je ne peux que la rejoindre sur ce point. Et, bien qu'il y ait des ressemblances avec Alice, je ne me suis pas retrouvée exactement comme dans l'œuvre de Lewis Carroll. On en était assez loin même.
La dessinatrice nous offre un univers gothique ( ce qu'elle revendique bien sûr! ) et bien sombre. Une fois revisité à sa sauce, je ne savais pas trop quoi en penser ni l'effet qu'elle allait pouvoir produire sur nous, lecteurs. Ici, l'action s'enchaîne, nous n'avons pas le temps de souffler, des combats et des éclaboussures de sang nous attendent à chaque page. La jeune Stella, tout comme les autres membres de la famille Kuonji, possèdent deux personnalités. En l'occurrence, le côté noir de Stella se traduit sous la forme d'Alice, une tueuse sanguinaire et sadique. Nous sommes bien loin de la petite fille naïve et adorable du conte, n'est ce pas?

Mais bien sûr, nous retrouvons des éléments propres au monde originel. La transformation en Alice, la folie des personnages ( bien qu'encore plus particulière ), les tea party ( comment ne pas regarder Alice sans avoir envie d'un bon thé? ), l'utilisation du terme Bandersnatch. ( Si l'orthographe est fausse, c'est normal, je ne suis pas sûre du tout XD )
De plus, Kaori Yuki distille d'autres éléments : elle parle de "vampires", de "vaudou", elle instaure les légendes urbaines comme "Jack l'éventreur", elle ajoute même "Le Petit Chaperon Rouge". La matriarche pouvant elle-même être associée à la Reine de Coeur.

Ce Pays des Merveilles, elle se l'approprie et forme un amalgame "cauchemardesque" et glauque. Au début, j'ai justement eu un peu de mal avec tout cela. Je trouvais que l'ensemble était un peu brouillon comme si l'auteure voulait inclure plein de détails mais ne savait pas exactement quand les insérer. La complexité de son manga m'a un peu déboussolée par moment.
Mais en tout cas, ce qui est sûr c'est quand ne s'ennuie pas. Kaori Yuki ne nous épargne pas et ne nous apporte pas d'armistice où nous pouvons souffler.

Je ne peux donc pas réfuter les points positifs qui parsèment le monde de l'auteure ni son travail. Cet univers, bien qu'inspiré, possède ses caractéristiques propres et part sur une base assez solide.
Le meilleur point, selon moi, vient de la dualité de ses personnages. J'ai beaucoup apprécié la folie qui se dégageait de la mère de famille en plus de son design. Elle n'est nullement émue à la perspective de voir ses enfants adoptif mourir l'un après l'autre, elle s'en réjouit comme une fillette le matin de Noel.
Chaque personnage cache une autre facette terrible de lui-même et il me tarde de découvrir comment chacun va l'exploiter et sous quels traits ils vont se transformer. Et pour un shôjo - je n'aurai pas donné ce terme à ce manga - ce monde est subitement violent et sanglant. Rien de bien gore ni de si effrayant comme les survival game d'horreur dans ce tome mais quelque chose de poignant et prenant. C'est un univers encore fragile mais réfléchi bien qu'il manque encore de maîtrise selon moi.

On s'attache au personnage de Stella ( j'adore ce nom! ) qui, de base, a bien sa place dans le milieu du shôjo. Eperdument amoureuse de son grand frère, elle se lancera dans la chasse si elle peut le sauver. La jeune fille est terrifiée et peine à savoir à qui encore elle peut faire confiance. Elle se rendra vite compte que pour le pouvoir et la supériorité elle n'aura de cesse de fuir et de ne compter que sur elle-même.

Au niveau du graphisme, j'étais assez perplexe mais, après réflexion, le dessin de Kaori Yuki s'insère à merveille. Fin, noir, un peu brouillon mais assez soigné, fluide, et plutôt dynamique, incluant une touche sombre irrémédiablement propre et indispensable à l'univers.
Ce shôjo - maintenant je suis habituée à ce terme - casse les codes habituellement niais et dégoulinant ( attention j'adore les shôjos! ) qui font justement de cette catégorie ce qu'elle est.

Dès le début, nous nous immergeons dans le manga et l'ambiance oppressante qui le constitue. Si, comme tout premier tome, il pose les bases, les chapitres ne sont absolument pas plats et ne manquent pas d'ampleur ni de palpitations. Mon coeur battait violemment pendant les scènes de combat. Cela m'a vraiment fait un choc quand les frères et sœurs se sont mis à se battre entre eux, même si le résumé et les circonstances m'y avaient préparé. Beaucoup d'intention suinte des pages de ce manga. Je me suis rendue compte que j'étais vraiment guimauve, sachant qu'il fallait se méfier, j'étais pourtant dans la peau et les pensées de Stella et je faisais confiance quand elle faisait confiance.
Tout est attirant et s'enchaîne à vitesse grand V. On va de surprises en surprises et ce, jusqu'à la fin du volume. J'ai adoré me sentir déboussolée, telle Alice, ne sachant dans quelle direction m'orienter.

Reparlons du dédoublement de la personnalité de chacun. La mise en place de la folie et la lutte constante de Stella, qui n'abandonne pas mais refuse de se livrer à ce jeu sanguinaire, est vraiment bien abordée et mise en scène. On sent la torture de la jeune fille qui résiste à ses pulsions meurtrières, celles de Bloody Alice.
Nous sommes faces à de véritables psychopathes qui nous collent au train et se cachent à chaque coin de porte.
Kaori Yuki cerne et accule chaque être humain. Capable de trahir autrui au nom de l'amour, de la richesse et même de tuer sans remords pour parvenir à ses fins.

Je n'ai pas encore totalement perçu de quoi retournait les lapins noirs ou autre mais le personnage de Tsukito, un jeune homme en mal d'amour, capable de se suicider pour Stella, l'aimant de toutes ses pores est assez intéressant. Il épaulera la jeune femme dans sa tuerie et peut-être exécutera-t-il pour elle sa basse besogne.
Entre trahisons, crises de larmes, schizophrénie et tension, comment Stella survivra-t-elle?

En bref, j'ai tout de même hâte de lire la suite pour voir l'évolution des personnages et de me procurer ce tome 2. Si on gomme les quelques défauts présents dans ces pages, ce manga est vraiment accessible et original et peut se révéler être un bon parti pour la suite! Courage Stella! Ne perd pas la tête et ne laisse pas la soif de sang t'envahir!

« Let’s dance until we die ! »


Are you Alice? #1 - Ai Ninomiya

Résumé :
Au cours d'une balade, un jeune homme désabusé pénètre par hasard dans un étrange pays des Merveilles où chacun est persuadé qu'il s'appelle "Alice". D'abord guidé par un facétieux homme-chat du Cheshire, il entrevoit peu à peu les règles qui régissent ce monde et ses dangers. Rapidement convoqué par le souverain du pays, la Reine de Coeur, il reçoit l'ordre de participer en tant qu'"Alice" à un jeu meurtrier consistant à tuer le Lapin Blanc! Bon gré, mal gré, c'est donc armé et accompagné par le mystérieux Chapelier Fou qu'il se lance dans la partie de chasse. Mais attention, dans cet univers délirant, toute infraction à la règle se paye le prix fort...
Les règles du conte ont changé. Ne suivez plus le Lapin Blanc... TUEZ-LE!

Extrait:

Tu as perdu ton chemin? Je veux bien chercher avec toi... ce qui compte tant pour toi...
Alors... dis... en échange, je voudrais que tu me rendes mon nom... Alice au Pays des Merveilles...
Rends-moi Alice... Alice!

Informations sur le manga :
Titre du tome : Are you Alice? 
Date de sortie française : 24 février 2016
Nombre de tomes : 12
Numéro de tome : N°1
Dessinateur : Ikumi Katagiri
Scénariste : Ai Ninomiya
Prix : 7€99
Collection : Kazé Shonen
Pages : 192
Appréciation : ★★★★
Note : 17/20

Ma chronique :
Je suis une personne qui adore littéralement le Pays des Merveilles! Et qui a grand plaisir à se plonger dans les réécritures japonaises en version manga ( toute ma vie! ).
Donc quand j'ai remarqué qu'une nouvelle série dérivée de mon enfance allait sortir... vous n'imaginez pas la joie! Et dire qu'il m'a fallu entendre la sortie du tome 6 pour me lancer dans le premier tome qui m'avait été offert à mon anniversaire. Ni une ni deux, je me suis plongée dans cet univers.

Et j'en ressors vraiment désorientée mais franchement satisfaite. Plus que ça même, je suis à trois-quarts indéniablement conquise!
Parlons tout d'abord du dessin. La qualité est irréprochable! Les graphismes sont tout bonnement magnifiques. Précis, fins, chargés de petits détails, de petits riens qui agrémentent la lecture et l'œil de sourires.
Ils m'ont un peu fait songer à ceux de Jun Mochizuki, l'auteure de la saga à succès Pandora Hearts, un coup de coeur de bout en bout dont il faudra que je vous parle prochainement.

Ne pouvant plus tenir dès que j'ai été informée de la future parution de la série papier, je me suis documentée sur les onze autres tomes pour pouvoir voir leurs couvertures respectives et j'en bouillonne d'impatience, je rêve de les ajouter au fur et à mesure dans ma bibliothèque. Mention spéciale au tome 10 qui est sublimissime, une perfection. Et dire que les couvertures alternatives sont parfois encore plus belles... J'achèterai deux fois le même tome si je pouvais, pourvu que j'aie toutes ces merveilles ( héhé ) dans mes mains. Cela serait également génial de pouvoir éditer les deux en français et que nous puissions choisir notre volume préféré. Ou prendre les deux. Mais je dois redescendre sur terre rapidement.
Comme vous l'avez constaté, mon pseudo et mon image de profil proviennent de ce monde fantaisiste singulier.
Est-ce que je vais suivre l'aventure Wonderland jusqu'au bout?
Sans mentir, je crois déjà que oui! Et en douze tomes ce sera l'idéal pour s'attacher aux personnages, se plonger dans le bain et passer ( suffisamment? ) du temps avec eux et les cerner.

En général un premier tome sert à poser les bases, à présenter l'univers. Celui-ci répond à ces demandes, seulement... énormément de choses se mettent en place en même temps, on n'a pas une minute de répit, il faut emmagasiner toutes ces données qui sont plus des interrogations et des intrigues que de vraies pistes. Et cela me retourne complètement le cerveau! Je veux déjà savoir! Je veux comprendre! Cela rend la lecture un peu laborieuse, tout ce mélange nous trotte dans la tête, et forme un tout un peu dangereux qui pourrait, certes, faire perdre le fil ou l'envie de continuer à certains. Mais moi je n'ai qu'une envie : persévérer et continuer! Je suis rentrée facilement dedans et je ne suis pas prête d'en sortir! On ne m'éjectera pas du Pays des Merveilles aussi facilement!

Dès le début nous sommes projetés à l'intérieur de cet univers que nous découvrons en même temps que le jeune homme qui sera notre protagoniste principal. Celui-ci erre ici, négligemment, sans aucun souvenir, aucun moyen de se rappeler comment il en est arrivé là. Il sait juste une seule chose : Alice. Qu'il suppose être son nom. Tout au long de son chemin, il va faire la connaissance de nombreuses personnes : le chat du Cheshire, le Chapelier Fou, le Poisson, la Reine de Coeur, le Valet, la Duchesse, une mystérieuse Alice... et j'en passe!

Nous sommes ballotés d'un évènement à un autre. Nous n'avons pas le temps d'assimiler une rencontre que nous voilà déjà face à un nouveau personnage ce qui nous décontenance et nous frustre assez habilement. L'entrevue et les choses commencent à peine à se mettre en place que l'on nous escorte jusqu'à une nouvelle figure emblématique de ce pays.

Le rythme du manga et son déroulement sont intenses pour un premier volume. Si les bases se veulent solides et mystérieuses, la rapidité d'action et l'enchaînement d'évènements peuvent en rebuter plus d'un, contrainte que j'ai souligné quelques instants plus tôt.

Alice semble être vénérée dans ce pays. Mais pourquoi? Qu'a-t-elle de si exceptionnel? Et surtout... qui est Alice? Pourquoi est-il Alice? L'est-il vraiment? A qui faire confiance? Tant de questions tortueuses qui embrouillent notre esprit! J'ai bien aimé la négligence de notre Alice. C'est un personnage décontracté qui prend les choses assez à la légère mais qui manifeste un vif intérêt de savoir. Je n'en sais pas plus pour le moment mais se retrouver avec un personnage pareil comme guide, je ne dis pas non.

Concernant le reste des protagonistes, pour la plupart, leur sexe par rapport au conte originel est inversé. Nous avons une Alice masculine, une Reine de Coeur masculine, un lapin blanc féminine...
Des touches d'originalité qui décuplent l'envie de poursuivre notre exploration dans cet univers.
Et le but de Alice, convoqué chez la Reine de Coeur : assassiner le Lapin Blanc. Mais pourquoi faire cela? Il semblerait que cela soit la seule condition pour qu'Alice ait un peu de paix et puisse vivre dans ce pays. Le jeune homme accepte s'il peut ensuite être tranquille et mener sa vie comme il l'entend.
La traque commence!

Tout au long du manga, de nombreuses questions se posent : d'où vient la nonchalance d'Alice? Pourquoi n'est-elle pas désespérée et ne veut-elle pas en savoir plus? On peut déjà reconnaître que le jeune homme a un caractère fort et impassible. Quelque peu mordant également, qui ne se laisse tout simplement pas décontenancer, abattre ou marcher sur les pieds. Le main character des premiers tomes est en général plus perdu, plus désorienté face à l'adversité. Pas lui. Ou très peu.
De plus, d'autres éléments sont inclus pour agrémenter et pimenter la chasse. Ce meurtre va se dérouler sous forme de jeu : chacun a une mission pour laquelle il a été formé et ne doit surtout pas déroger à la table sinon on peut déjà imaginer le châtiment que notre chère souveraine lui offrira. Il doit faire ceci, il n'a pas le droit de tuer un tel, il peut donner sa vie pour un tel en échange d'un autre...
C'est vraiment excellent et prometteur pour la suite.

On a un sentiment de Tim Burton en lisant ce livre ( eh oui, si vous ne l'avez pas fait, visionnez le film, un vrai coup de coeur! ) où la mission de Alice, ne sachant pas encore dans quoi elle met les pieds, est de tuer la plus grande menace du Royaume. Dans cet opus, la Reine de Coeur semble être de notre côté. Est-ce pour autant la vérité? Je me suis forcée à décupler mon attention pour déceler les moindres plis révélateurs des personnages et déterminer à qui va leur loyauté.
Et j'ai juste tellement hâte de découvrir d'autres personnages. Je pense surtout à la Chenille! <3

Tout ça pour en revenir à Alice : ce bel adolescent aux cheveux blonds et aux yeux bleus, au caractère vif et franc, je le vois vraiment me surprendre et m'étonner. Il me séduit déjà bien. Et je ne parle pas seulement de son apparence physique. Je me demande pourquoi il ne souhaite pas en savoir plus et j'aimerai connaître son secret pour être aussi lucide, courageux et aussi... nonchalant, c'est toujours le mot qui me vient à l'esprit quand je me le représente mentalement.

Quant aux autres personnages, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour apprendre à les connaître mais je suis déjà attachée à eux, je suis déjà impliquée dans ce conte.
Et je veux vraiment en savoir plus sur le Lapin Blanc.
Si je vous informais de la problématique principale qui me taraude, je vous spolierai et je ne le veux pas.
Je veux connaître la mystérieuse dernière Alice, le rôle du Chat et du Chapelier et ces effrayantes ombres. Ces deux hommes ont un air de déjà-vu, caractéristiques du conte. Je pense que l'auteure réussira à leur transmettre, ainsi qu'aux autres, la touche énigmatique et totalement folle et déjantée réservée aux personnages initiaux en plus de ce qu'elle souhaite leur apporter. Et il me tarde de plonger plus profondément dans les méandres du passé de chacun.
Que je pense bien tortueux...
En tout cas, les scènes rhétoriques qui n'amènent pas de réponses m'ont fait penser à l'histoire de Lewis Carroll et sont véritablement frustrantes. Au même titre que Alice, on veut avoir toutes les clés en main pour débloquer les verrous qui nous gênent dans notre compréhension quand bon nous semble.

En bref, beaucoup de suspense et d'envie de connaître la suite. Je me rends compte que je suis vraiment en train de vanter le manga de toutes mes forces. Pourtant je ne peux pas encore me prononcer sur un éventuel coup de coeur ou de foudre. Et cela pourrait pourtant bien venir.

Tout ça pour dire que le manga se conclut, en plus, sur une scène assez prenante et palpitante. Le personnage de la dernière page m'avait déjà beaucoup intriguée et touchée ne serait-ce que par son adorable physique. Je veux absolument savoir la suite et ce qu'il va lui arriver ainsi qu'aux autres. Je veux découvrir les enjeux et en savoir plus sur tout le monde. MAINTENANT! Et je n'aurai pas besoin de piquer une crise pour cela. Le tome 2 et 3 sont près de moi actuellement. Je dois avoir un sourire aussi large que celui de Cheshire. Nul doute que je vais m'effondrer en voulant lire le 4 et ne l'ayant pas déjà à mes côtés.

Pour ceux qui veulent lire un bon shônen énigmatique et retrouver l'imagination farfelue et l'univers enchanteur d'Alice au Pays des Merveilles, revisité et remis au goût du jour, je ne peux que vous conseiller ce manga! *-*

Ce premier tome, aux dessins irréprochables et au scénario multiple, complexe et enjôleur, en fera fondre plus d'un. Ne vous laissez pas abuser par les apparences. Je vous encourage déjà à lire le deuxième tome si vous n'êtes pas encore sûrs de la stabilité de vos émotions sur ce premier volume. Les autres, ne voulant pas poursuivre, laissez une chance à ce nouveau Alice et enchaînez une dernière fois. Peut-être ne le regretterez-vous pas.
Et si jamais vous vous appelez Alice... prenez garde à ne pas vous retourner et à ne pas avoir de regrets...

En guise de petits plus, deux détails qui m'agacent et que je tiens à relever sont : le prix. Je trouve le manga un peu cher. Mais j'adore, donc évidemment que je lirai la suite et l'aurai à coup sûr.
Et je regrette aussi que la police d'écriture du titre ait différé de la version originale. Le O de "You" donne certes l'apparence d'une cible visée mais je trouvai l'autre plus agréable à l'œil. Je m'arrêterai ici.

On se retrouve bientôt pour ma chronique sur le tome 2! *-*
Et... mon avis sur le premier tome d'un autre manga qui parlera - peut-être - d'une Alice...
Vous êtes suspicieux? - disparais comme le Chat sans laisser de réponse en souriant de toutes ses dents -

mardi 18 octobre 2016

Re/member #1 – Welzard

Résumé :
Au lycée d’Ôma, une terrible légende circule parmi les élèves : la Rouge-Sang, une fillette de onze ans couverte du sang de ses victimes, hanterait les couloirs après la fin des cours.
Celui qui aurait le malheur de croiser la revenante devrait, pour lui échapper, quitter l’établissement sans se retourner… Lorsqu’une lycéenne demande à Asuka de retrouver son corps, la jeune fille pense d’abord à une plaisanterie.
Jusqu’à ce que minuit sonne et qu’elle se retrouve transportée, en compagnie de cinq de ses camarades, dans les corridors déserts de l’école.
Pourchassés par la créature, les six amis se font littéralement massacrer… avant de se réveiller le matin suivant comme si rien ne s’était produit ! Prisonniers d’une boucle temporelle cauchemardesque, Asuka et ses compagnons comprennent vite que pour briser la malédiction, ils vont devoir retrouver les morceaux du cadavre d’une victime de la Rouge-Sang, cachés dans tout le lycée…
Une chasse au trésor macabre est lancée : bienvenue dans le cauchemar sans fin de la Rouge-Sang…
Faites-vous peur avec le nouveau thriller phénomène venu du Japon !

Extrait :
J'ai décidé de vous offrir la comptine de la Rouge-Sang pour vous mettre dans le bain ♥

De rouge j'aime être vêtue...
Mes habits blancs, je n'en veux plus...
Je vais les peindre en carmin...
Comme mon visage et mes mains...
Comme mes jambes et mes cheveux...
Car c'est du rouge que je veux...
La couleur qui me va le mieux...
Tes bras, je vais les arracher...
Ton torse, je vais le déchiqueter...
Tes jambes, je vais les mutiler...
Laisse-moi sauter sur ton dos...
T'écorcher, te briser les os...
Ah, je rêve tant...
D'être vêtue de rouge sang!

Belle chanson d'Halloween à chanter sur un petit air macabre! ♪

Informations sur le roman :
Titre du tome : Re/member 
Date de sortie française : 15 septembre 2016
Nombre de tomes : 1-2 ( One-shot pouvant se terminer mais une suite est à ce jour en cours au Japon en mangas et donnera, si Lumen accepte, un deuxième et dernier tome! *.* ) 
Numéro de tome : N°1
Écrivain : Welzard
Prix : 15€
Collection : Lumen
Pages : 531
Appréciation : ★★★★★ ♥
Note : J'avais l'intention de mettre 19.5 et puis finalement je mets bien un 20/20 il le mérite ♥

Ma chronique :
Tout d'abord, il faut savoir que je ne suis absolument pas une amatrice d'horreur, je suis plutôt du genre à avoir peur et à sursauter pour un rien et je m'imagine très bien en train de faire des cauchemars après une projection particulièrement virulente. Vous êtes donc en train de vous dire : Comment est-ce qu’elle a fait pour lire ce roman? Comment a-t-il pu obtenir un 20, note maximale? Comment est-elle parvenue à un gros coup de coeur? La réponse, la voilà cher(s) lecteur(s)!

J'ai été attirée par ce roman dès que j’en ai entendu parler, je suivais la page Facebook de Lumen tout les jours pour dénicher de nouvelles informations croustillantes ( c'est mon quotidien quoi :p ). J'ai craqué d'emblée et je savais qu'il fallait qu'il soit dans mes mains, qu'il pleuve des trombes de sang ou non. La couverture est tout simplement une merveille, elle est juste magnifique et donne directement l'eau à la bouche et rappelle, pour les lecteurs de mangas comme moi, la couverture du tome 1. Toujours est-il qu’elle nous met directement en contact avec le récit.

Je n'avais presque pas connaissance de ce titre et c'est pour m'informer davantage que je suis allée en apprendre plus. J'ai cherché quelques scans. Et pour moi, visuellement ce n'était pas possible. Les dessins correspondent parfaitement au thème et collent bien à l'atmosphère mais je ne pouvais tout simplement pas continuer, j'avais trop peur. Et vous allez vous demander : mais si elle lit le roman, elle doit bien avoir une représentation visuelle des faits? Oui, totalement! Mais j'adore ça, imaginer dans n'importe quel contexte, je m'en donne à cœur joie! Du moment que je ne vois pas une représentation mise en scène par quelqu'un d'autre et seulement la mienne ( qui pourtant ne m'a pas épargnée durant ma lecture ) tout va bien! ( Enfin je ne saurais pas vous dire si je suis toujours en un seul morceau... la bonne blague, haha. )

C'est le moment de débuter officiellement cette chronique.
Trépignant d'impatience je voulais naturellement me le procurer à sa sortie mais cela n'a pas été possible alors je l'ai demandé pour mon anniversaire et je l'ai eu, j'étais tellement heureuse. J'en avais parlé à ma tatie qui apprécie comme moi ce genre d'histoires, de légendes urbaines sur fond tortueux... et nous avons toutes deux été convaincues! Lorsqu'elle me l'a offert, elle m'a précisée ironiquement qu'il ne fallait pas que je le lise avant d'aller me coucher. Et mon père et ma mère qui me regardaient d'un œil suspicieux devant ce genre de lecture qui n'était tellement pas moi.

Malgré tout mes efforts pour lâcher un peu l'affaire, je l'ai fini en deux jours. Et je vous assure que je faisais des pauses! Si ça n’avait tenu qu’à moi je l’aurai engloutie d’une traite et sans la moindre trêve. Mais c'était plus fort que moi, je devais reprendre en main ce roman! Je courais, je transpirais, je haletais, mon cœur battait par à coups insoutenables qu'on eut dit qu'il allait jaillir de ma poitrine, j'arpentais le lycée aux côtés de Asuka et de ses cinq camarades et il m'était inhumain de les faire souffrir plus longtemps que prévu dans mon esprit, je me devais de finir cette lecture au plus vite. Je ne pouvais pas m'arrêter de toute manière, c'était tout bonnement impossible. Il me fallait ma dose. D'hémoglobine certes mais j'en avais un besoin viscéral. Ce roman tient ses promesses et nous prend aux tripes.

Est-ce qu'il y a une grande quantité de liquide carmin tout au long de ces pages? Oui!
Est-ce qu'on frissonne de la tête aux pieds? Oui!
Est-ce qu'on est addict ( contre notre gré )? Je vous laisse répondre!

Même si King's Game au niveau  de la description est pire, tremblons tous ensemble! ( Ordre n°12 toi qui m'as traumatisé! Non je n’en profite par pour faire de la pub pour un autre thriller horrifique ! )

L'atmosphère est tendue, sombre, barbare, glauque, glaçante et sanglante. Le thriller et l'aspect massacre sont parfaitement mis en scène. La course-poursuite pour retrouver le corps de Haruka est littéralement obsédante et entraînante. Dès les premières pages nous sommes plongés dans le cœur de l'action et l'étau se resserre impitoyablement autour de notre cou et nous comprime.
Avancer, lutter, respirer... tout devient très difficile tellement c'est haletant. Et pourtant... mêmes les plus sensibles ( moi : salut! ) adhéreront, j'en suis persuadée!

Ce roman est pile-poil pour ce challenge d'octobre qui consiste à ne lire que des histoires à vous donner la chair de poule.
Comme je vous disais, nous plongeons directement et nous immergeons dans ce roman à la vitesse de l'éclair. Présentant une chasse au corps se répétant un certain nombre de fois, on ne s'ennuie pourtant JAMAIS et il n'y a aucune redondance dans les propos. De plus, au départ, la base du roman est simple ce qui nous permet de n'avoir aucune difficulté de compréhension. Les choses se corsent au fur et à mesure pour notre plus grand plaisir. Si ce n'était que du sang sans réel intérêt comme son prédécesseur Lumen ( attention j'adore également le jeu du Roi! ) cela ne serait pas drôle!

L'auteur a également su mettre en scène une histoire macabre dont il tire les ficelles et nous manipule avec précaution et justesse. La présence de dialogue pendant les parties de chasse au corps et tout au long du livre nous apporte réflexion et on se surprend à échafauder des hypothèses, à essuyer une goutte de sueur dévalant traîtreusement sa nuque, à poser ses doigts sur son front pour réfléchir. Limite on hurlerait pour exposer sa théorie et la leur faire rentrer dans le crâne. Quel bonheur.
Le lecteur n'est nullement abandonné sur le côté de la piste, il découvre tout en même qu’Asuka et le reste des personnages. Il y a seulement un détail que j'avais calculé avant les autres.

La facilité déconcertante avec laquelle on peut entrer dans l'histoire s'effectue grâce à notre héroïne!
Une jeune fille vraiment attachante!
En effet la narration est à la première personne du singulier et il m’a été encore plus aisé de me mettre dans la peau d'un "je" féminin! Je trouvais d’ailleurs que les japonais étaient un peu plus impersonnels dans leur mode de fonctionnement par rapport à leurs personnages et adopter ce qui n’est pas la troisième personne du singulier a amplement réussi !

Asuka est une lycéenne authentique, mâture, forte, sage et réfléchie qu'il m'a été grandement satisfaisant de suivre. J'ai beaucoup aimé son personnage, sa force de conviction et son caractère lucide. C'est une jeune femme vraiment mûre pour son âge, le pilier central, la glue qui maintient le groupe uni, elle joue toujours les médiatrices pour éviter que le groupe n'éclate. Elle sait conserver son sang-froid et malgré ses peurs et ses doutes légitimes, elle se battra peut-être plus que quiconque pour mettre un terme à la malédiction de la Rouge-Sang. Il est vraiment rassurant de la suivre et de l'avoir à nos côtés. D'autant plus qu'elle n'hésite pas à se sacrifier et à effectuer les sales besognes pour permettre à ses amis de survivre. C'est une partenaire, une amie précieuse et inestimable. Je suis fière de l'avoir accompagnée jusqu'à la fin.

Nous avons cinq autres personnages différents. Sans être réellement développés, approfondis, comme dans tout roman japonais et surtout en un one-shoot, on ne peut s'empêcher de s'attacher un minimum à eux et de trembler de peur pour eux.

Takahiro, l'amoureux de la bande, mauvais élève en cours, très protecteur envers les filles, courageux, fort, au tempérament bouillant et d'une droiture exemplaire. J'étais à chaque fois ulcérée qu'on n'écoute pas son opinion sous prétexte que son intelligence est inférieure aux autres scolairement. Ce personnage m'a beaucoup touché pour ses valeurs et son esprit simple et sans complexe, loyal et fidèle avant tout. Il n'est pas le simple voyou violent qu'il semble être de prime abord.

Ensuite il y a la lunatique, impulsive et rancunière Rumiko, démarrant au quart de tour, froide, assez blessante, peureuse, et sans gêne. Ce personnage a la forte tête qui n'a jamais sa langue dans sa poche et n'hésite pas à dire ce qu'elle pense m'a profondément agacée. Mais sa faille m'a plusieurs fois faite sourire.

La douce Rie, très craintive mais moins que ce que l'on peut penser, gentille et attentionnée bien qu'un peu narquoise. En quelque sorte la plus réaliste du groupe qui n’hésite pas à livrer ses souffrances.

Kenji, le taciturne, l'isolé du groupe pour lequel j'ai eu deux réactions, je ne savais jamais sur quel pied il dansait mais je l'ai trouvé vraiment effrayant et courageux à la fois.

Shôta l'intello pour lequel je n'ai ressenti ni réelle affection mais plutôt un détachement parfois approbateur dans ses paroles comme un claquement de langue railleur devant sa supériorité feinte. Le personnage, surdimensionné, surestimé du début s'est franchement amélioré, il a gagné pour moi sa légitime place positive dans ma pensée au fur et à mesure de ses actions. C’est seulement quelqu’un de perdu, de maladroit et d’incompris qui a peur de se voir laisser en marge.

Mais sans Asuka rien n'existe. Le groupe pourrait imploser à tout moment bien que chacun apporte sa contribution pour faire vivre l'ensemble des adolescents. Au final, l'un sans l'autre, ils ne sont rien et le comprennent à la toute fin, quand il est trop tard. Les fortes têtes s'affrontent, les opinions divergent, les rancœurs peuvent même faire mourir à petit feu un individu plus efficacement que la Rouge-Sang. Mais malgré tout c'est une belle équipe, soudée, qui se lance dans la chasse au corps avec plus de courage que je n’en aurai jamais pour affronter sans cesse une nouvelle journée de peur et d'épouvante ce qui a de quoi nous rendre fous.

Niveau émotions, il a de quoi faire peur! Entre la chanson de la Rouge-Sang, son histoire terrifiante, les réactions des personnages, la malédiction, les multiples énigmes qui s’ajoutent à notre angoisse permanente qui ne cesse d'augmenter et les détails bien sanglants et scabreux… je vous assure qu’il faut psychologiquement bien s’accrocher. Détails indispensables à cette histoire bien sûr. Mais quand on a lu le roman dont je vous parlais tout à l'heure, on est paré. En tout cas, les tortures ont été soigneusement élaborées pour nous ficher la frousse, haha.

Je frissonnais tout le temps, j'avalais les pages et m'empêchais de les tourner plus rapide que nécessaire pour voir si la Rouge-Sang n'allait pas surgir d'une minute à l'autre et découper mes amis en morceaux. Je me suis faite de belles frayeurs notamment à cause de mon téléphone qui a vibré pendant une période de lecture particulièrement sanglante. J'étais scotchée à mon paragraphe et j'ai écarquillé les yeux de stupeur et de confusion. Mon coeur a vraiment fait un salto arrière dans ma poitrine, j'ai eu du mal à m'en remettre mais j'ai adoré ça ( si certains y voient une preuve de masochisme avancé, je réfute énergiquement ! ) !
Cela prouve que la magie ( enfin la malédiction ) de ce roman a déteint sur moi comme il fallait.

Quand je pense à la description de l'auteur à la fin du livre je ne m’en remets pas, lisez, c'est impressionnant et paradoxal, franchement drôle et typique de l'humour japonais et cela me donne envie de tenter le coup et de matérialiser mes peurs moi aussi.

Je n'ai pas eu de problèmes durant la nuit ( enfin tout peut arriver XD ) mais je vous suggère réellement d'éviter de lire avant le dodo, d'accord?
Entre le tueur, Haruka le fantôme, la Rouge-Sang, la malédiction, les meurtres et j'en passe... il y a de quoi friser la crise cardiaque!

Tout est impeccablement ficelé, les informations sont révélées petit à petit et nous poussent toujours à en savoir plus.
Réfléchies, concordantes et entrelacées comme il faut, la complexité des révélations et la tournure de certains passages étaient assez difficiles à comprendre, il fallait relire lentement le paragraphe à tête reposée.
En tout cas quelle montagne russe émotionnelle! Que de rebondissements inattendus! J'aimerai en dire en plus mais je ne peux pas, c'est frustrant!

En tout cas les dernières pages comme tout le reste du roman sont prenantes, poignantes et on les lit le coeur au bord des lèvres et des papillons dans le ventre. Et ça n'a pas raté du tout! Je savais le roman glauque mais je n'imaginais pas une fin à ce point-là! Le roman remplit vraiment son rôle et reste fidèle à lui-même du début à la fin, quitte à nous meurtrir au passage.
Je suis pourtant conquise comme jamais! *.*

En bref, un excellent début, déroulement et fin, un scénario exécuté avec brio. J'applaudis l'auteur.

Comme précisé dans les informations il y aura peut-être une suite traduite en français sinon il faut lire les mangas mais il est fortement possible de s'arrêter là.
J'hésite ( si elle sort en roman je l'achèterai en première à coup sûr! ) à la lire en manga ( même si j'ai lu le résumé de la suite ) parce que j'ai peur d'une petite répétition et quelqu'un va vraiment me manquer. Mais cette fin est tellement un crève-cœur que les larmes me sont montées aux yeux.

Soit dit en passant la romance est adorable et crédible même si Asuka se rend compte de ses sentiments un peu trop sur le vif, à un point P précis mais qui évolue ensuite avec élégance et réflexion féminine, c'est super d'avoir inclus une histoire de cœur ( bien qu’un peu clichée si on regarde :p ) mais cela ne rend les adieux que plus déchirants.
La plume de l'auteur est précise, nette et tranche quand on ne s'y attend pas et nous surprend de bout en bout. Je suis accro à l'écriture et à l'univers de Welzard! J’en redemande et en redemanderai encore et encore !

En conclusion, une perle sanglante à n'éviter à aucun prix et un gros coup de cœur comme je le pressentais. Mêmes les plus peureux, soyez hardis, lisez-le au moins une fois, le 31 octobre par exemple, vous adorerez arpenter ce lycée japonais de nuit et élucider de sombres mystères, je vous le garantis! Grâce à une héroïne et un suspens inégalable ( et n’ayez pas peur de ne pas réussir à retenir et à cerner les personnages, c’est simple ! )  il vous sera impossible d’abandonner cette lecture en cours de route.
On ne peut s'empêcher de dévorer ces pages même si on ne souhaite cette surnaturelle épreuve à personne!
C'est également une ode à l'humanité qui traduit les sentiments des êtres humains au pire moment de leur existence et avec laquelle on ne peut que redouter ce qui va suivre.
Frissons et suspense, sang au rendez-vous et en abondance, faites-vous plaisir! :3
Une tension et une atmosphère uniques à vous geler les veines qui vous obligent à tendre l'oreille pour guetter la chanson de la plus grande terreur de tout les temps. La Rouge-Sang et son lapin en peluche.
Et surtout, si vous la croisez, ne vous retournez pas!

Attention à ne SURTOUT pas me plagier ( cela a été le cas d'une amie! ) car j'ai mis du temps à faire article et j'en suis bien satisfaite pour une fois:3
J'espère que mon article est une tuerie. - Ravie de sa bonne blague nocturne. -
Et n'oubliez surtout pas de laisser un petit commentaire, ou je lâche la Red-Blood sur vous, gros bisous sanglants! **

mardi 16 août 2016

L'Année Solitaire Tome 1 - Alice Oseman

Bonjour à tous!
J'ai énormément de chroniques en retard mais je m'y mets! J'ai décidé de vous parler de L'Année Solitaire écrit par la jeune auteure Alice Oseman ! Un bon moment de lecture pour une auteure prometteuse ! ^^

J'ai découvert ce nouveau livre par moi-même dans ma librairie favorite alors qu'il trônait carrément au milieu de tout les autres.
La couverture était douce et sympathique, l'ouvrage édité par Nathan, un bon choix, et le résumé assez mystérieux. Je m'étais dit "pourquoi pas?".
Il ne m'avait pas emballée plus que cela mais quand j'ai vu qu'il avait été écrit par une nouvelle écrivaine d'environ mon âge, j'ai été plus attirée. Ensuite, étant définie comme "la nouvelle John Green" - auteur que j'apprécie mais avec lequel j'ai du mal - j'avoue que cela me bloquait un peu. Sa plume est poétique mais parfois je trouve que cela part dans tout les sens. On voit que l'auteur s'éclate en tout cas et c'est beau. Bref. Il ne faisait tout de même pas partie de mes priorités mais l'ayant trouvé d'occasion récemment, j'ai été satisfaite de pouvoir m'y plonger.
J'avoue qu'au départ de ma lecture, j'étais clairement mitigée. Si la plume de l'auteure est fluide et agréable, typiquement adolescente, je ne parvenais pas à m'accrocher aux personnages. Victoria - Tori - est la narratrice de notre histoire. Le roman étant écrit à la première personne du singulier, nous sommes donc dans le "je".
Loin d'être "commune", j'ai trouvé sa personnalité un peu trop poussée, un peu trop extrême, je ne sais pas pourquoi l'auteure y a ajouté autant de pessimisme. Le personnage se détachait trop du réel pour que je puisse vraiment m'immerger en elle. Passé les 100 pages, elle devenait une héroine facile à suivre, mais loin d'être marquante, bien qu'assez attachante dans un sens. Tout les autres personnages qui gravitent autour d'elle ne m'ont pas vraiment touchée non plus. La maladie de Charlie est trop survolée pour être poignante et il ne nous est pas possible de comprendre pourquoi Tori rejette vraiment les autres, se définissant comme "misanthrope". Malgré tout, j'ai senti l'amour que ce personnage apportait aux autres.
L'absence des parents et le manque d'intérêt relationnel qu'ils éprouvent vis-à-vis de leur fille et inversement a un peu refroidi le récit. Ils ne se préoccupaient même pas assez de leur fils, sans parler du grand-père.
Nick, Becky, Lucas... - la meilleure amie - ne sont pas tellement mieux. L'auteure n'a pas cherché à les approfondir plus que cela. Le seul personnage que j'ai vraiment bien apprécié était Michael. L'intrigue était assez originale bien que menée dans un monde classique, le lycée. Victoria a de la haine pour ce monde ( et je veux bien la comprendre! ) mais... pourquoi? Elle fait partie d'un groupe, personne ne se moque d'elle, on s'en préoccupe mais alors... d'où vient ce manque de sociabilité? Pourquoi ce rejet, ce refus de comprendre et d'entreprendre? Quant à l'organisation "Solitaire" je l'ai trouvée intéressante bien que les moyens utilisés étaient clairement, pour certains, un peu trop à côté de la plaque. Le jeu devenait malsain sans raison apparente. De plus, le double objectif poursuivi était assez obscur. Je pense qu'Alice Oseman n'a pas su mettre l'accent sur ce qui était réellement important. Certains réactions sont dénuées de bon sens, le plaisir vicieux et les éléments évoqués pour soutenir la cause ne sont pas assez percutants, d'autant plus que le but final n'est en fait pas vrai. Je me suis alors
demandée à quoi servait vraiment Solitaire si ce n'est mettre la pagaille dans un lycée. Et faire éventuellement payer quelqu'un.
Malgré tout ce que je pourrai dire de "mal" de ce roman, je l'ai apprécié. D'autant plus qu'il ne faut pas oublier que c'est une première. Revenons au personnage de Victoria. C'est une adolescente perdue, dégoûtée du monde qui l'entoure, renfermée dans sa bulle, qui ne cherche pas à s'intégrer, répondant par monosyllabes. Pourtant elle reste une jeune exacerbée par l'envie de trouver un but à son existance, en pleine quête d'identité et d'elle-même. Mais je ne comprends pas pourquoi à la fin elle entretient autant d'idées noires jusqu'à littéralement s'enfoncer. Trop de réalisme tue le réalisme. Il est vrai qu'Alice Oseman connaît bien les ados, il ne faut pas le nier. Tori en est une assez fidèle caricature. Sarcastique, piquante, parfois blasée et un peu agaçante avec sa colère perpétuelle et son jugement noir. Et pourtant avec une intelligente et une compréhension étonnante pour son âge.
Michael est mon personnage préféré du récit. Déjanté, complètement décalé avec un style bien à lui. En un mot : adorable. Attachant. Qui ne rentre pas dans les cases. Vraiment un héros à la John Green comme je les aime. L'auteure ne tombe pas dans les clichés avec le garçon super craquant et intelligent et j'ai aimé ça. Avec une idée de la vie spéciale et différente. Tori m'a parfois horripilée par ce qu'elle lui faisait subir. C'est pourtant un ami que j'aimerai avoir à mes côtés.
Il cherche juste à l'aider et à être là pour elle. Sa vision des choses et sa façon de voir le monde est très juste et originale. C'est quelqu'un qui a le cœur sur la main, caché sous des lunettes trop grandes, et un sourire éternellement élargi. C'est un des seuls protagonistes qui a du sens dans ce livre. La petite romance qu'il vit avec Tori est très mignonne, lui, sachant ce qu'il veut et elle n'étant sûre de rien jusqu'à l'apparente fin. Mais elle est légère, bien menée, aboutissant à un dénouement logique. Et puis si on regarde bien, les deux vont bien ensemble.
Quant à Lucas, il m'a vraiment fait pitié, mais je n'ai pas compris pourquoi autant d'attention pour au final un mensonge. Il est juste superficiel, et m'a vraiment exaspérée au même titre que Ben. Becky a su soulever le coin de mes lèvres à la fin mais n'a pas particulièrement brillée pendant l'intrigue. Mais au moins Tori et elle ont bien reconnues que tout n'est pas rose et qu'elles ne sont pas forcément faites pour évoluer ensemble. C'était vraiment l'ado caricaturale au niveau des fêtes, de l'alcool, des piaillements, de l'excitation, du fan-girlisme, et de la façon de s'exprimer. En tout cas, la plume de l'auteure est ce qui m'a le plus plu. Loin d'être transcendante, elle est vraiment agréable, les pages se tournaient toutes seules, devenant des chapitres. J'ai terminé ce livre en même pas deux jours. Pour terminer, l'intrigue ne m'a pas vraiment donné de fil à retordre car j'hésitais entre deux personnes et qu'elles sont toutes les deux collées de près ou de loin à l'affaire.
Au niveau de l'épilogue il est original et nous laisse sur notre faim même s'il reste assez fade, je m'attendais à quelque chose de plus tenté. Mais je suis justement contente. D'ailleurs je pensais que c'était un tome unique! Mais y aura-t-il une suite? Sachant que c'est le tome 1 et que le tome 1,5 traitant de la romance entre Nick et Charlie - Alice Oseman inclut le thème de l'homosexualité avec douceur et on sent qu'elle est une fan-girl accomplie, un peu comme moi, par rapport à sa référence principale, elle adore Harry Potter ! - que je pense que je lirai. Et précision : Orgueils et Préjugés est-il réellement le livre par excellence?!
J'ai l'impression que tout les jeunes auteurs l'emploient comme référence, c'est assez pesant XD
En bref les actions de Solitaire ont quand même réussi à fendiller la carapace de tous.
Ce qui est bien à la fin c'est que Tori finit sur une note d'optimisme et non de pessimisme.
Pour résumer, je suis contente d'avoir laissé une chance à ce roman : je n'avais pas d'attentes particulières et ce que j'ai lu m'a amplement suffi en dépit des accrocs assez importants que j'ai pu relever. Si j'en ai l'occasion je lirai la suite de Solitaire en espérant passer un nouvel agréable moment.

Note :
Malgré cet avis mitigé, c'est un 14/20 prometteur que j'accorde à ce roman! ^^

samedi 6 août 2016

Ma Wish-List

Coucou tout le monde! :)
Aujourd'hui je vais vous écrire ma wish-list, qui va évidemment varier au fil du temps. Je suis désolée pour le manque de post mais je suis très occupée en ce moment. Voilà, n'hésitez pas à me dire si vous avez lu les livres, si nous avons des tentations communes, vos avis, de me donner d'autres titres qui pourront me faire saliver et enrager mon porte-monnaie... je suis ouverte à toute proposition du moment que nous restons dans le thème des livres que je présente, bien sûr!
Ma petite Paige, cet article est pour toi, qui me l'a expressément demandé! ^^
Je vais essayer de mettre par maisons d'éditions, mais cela va être compliqué...

Bayard éditions :

-La Belle et le Maudit tome 1, 2 ( parution le 14 septembre 2016 )
-Damnés tome 2, 4 et 5 ( surtout le 5! )
-Larmes tome 2

Collection R :
-La Sélection 1, 2, 4, 5 ( surtout le 5, le reste étant déjà lu! ) + les deux hors-séries
-Les Vivants tome 1, 2 ( une des sagas qui me tente le moins mais comme c'est de la collection R, je me dois d'essayer )
-Le Joyau tome 1, 2, 3 ( parution le 24 novembre prochain, couverture du tome 3 déjà disponible! ** )
-La Sirène ( parution le 24 septembre 2016, Kiera Cass étant une auteure à suivre de près! *_* )
-A la place du cœur saison 1 ( parution le 1 septembre 2016 )
-Phobos tome 1,2, Origines, 3 ( sortie le 15 novembre 2016 )

-Silver tome 1,2
-Rouge Rubis tome 1,2,3 ( déjà lu! )